Parentalité Bienveillante

Comment aider les jeunes enfants à bien vivre les transitions dans leurs journées

2018-11-23-routines-transitions

En ce moment, notre plus gros défi est de vivre des transitions agréables ! C’est à dire ne plus répéter 1000 fois / courir après / laisser tomber / capituler / se fâcher, lorsqu’il est temps de s’habiller, de passer à table, de mettre ses chaussures pour sortir, de partir du magasin, etc…

Je pense que tu sais de quoi je parle… Avec un enfant en pleine phase d’opposition, d’affirmation de soi, c’est encore plus compliqué si l’on veut rester dans la bienveillance, l’empathie, le respect. Il faut être un parent plein de créativité et de ressources ! C’est certain que cela va toujours plus vite de menacer, faire du chantage, mais où est le bénéfice pour l’enfant ? Qu’en retire-t-il en terme d’apprentissage et d’autonomie ?

Une transition c’est aller d’une activité à une autre: mettre ou enlever ses chaussures, aller dans la voiture, passer du jeu au temps du repas, passer du repas au temps du bain, lire une histoire puis dormir, aller jouer dehors ou rentrer à la maison…

MAIS !

Il faut être nous-même cohérents dans nos actes. C’est à dire que si je dis aux enfants: « C’est l’heure d’aller jouer dehors! » et que je continues de ranger, d’étendre du linge ou que je suis encore assise face à mon ordinateur, cela ne fait aucun sens pour l’enfant…

Je pourrai donc commencer l’étape de transition seulement quand MOI-MÊME je serai complètement prête pour cela.

Établir une routine

On ne le répétera pas assez et bien que la routine fasse parfois peur aux adultes, la routine est TRÈS importante pour un enfant. Elle est rassurante. L’enfant sait ce qu’il va se passer ENSUITE, il n’a pas de question à se poser. Il sait ce que l’on attend de lui.

La routine peut-être affichée et illustrée de dessins, les enfants sont très visuels et voir d’eux-mêmes où ils sont rendus et ce qui vient ensuite va sûrement les aider à passer à l’étape suivant plus facilement.

Les routines n’ont pas besoin de respecter un horaires stricte. Mais elles doivent s’enchaîner toujours sur le même schéma.

Exemple de notre routine du soir: souper, débarrasser la table, bain, pyjama, dents, histoire, bisous, dodo.

Une autre routine que nous avons commencé à mettre en place: La chanson du rangement ! Dès que l’on commence cette chanson elle sait qu’il faut commencer à ranger ses jouets.

S’attendre à des résultats en fonction de l’âge de l’enfant (et donc de son stade de développement) 

Un enfant de 2 ans aura besoin d’aide pour mettre ses chaussures et son manteau, un enfant de 5 ans aura besoin d’aide pour faire son lit, etc…

Ne pas s’attendre à plus qu’ils ne le peuvent, sans les infantiliser mais en respectant leur rythme de développement, ils peuvent tous selon leurs capacités, aider aux routines de transitions.

TOUS les enfants ADORENT aider aux tâches quotidiennes, pourvu qu’on leur donne l’envie (c’est à dire que l’on fait les choses avec joie nous-même) et qu’on leur explique le but de celles-ci.

Certes, passer l’aspirateur ou plier le linge peut-être vu comme une corvée ou une perte de temps, mais si l’on reversait la vapeur? « Je passe l’aspirateur parce que j’adore avoir une maison propre », « je plie mon linge parce que j’adore pouvoir trouver facilement mes affaires et qu’elles ne soient pas froissées ».

Version enfant: « je range mes jouets, comme ça je suis content de les retrouver et d’avoir tout de suite de la place pour jouer avec », « je prends mon bain, car j’aime sentir bon le savon et ça me détend de jouer dans l’eau »…

Aider aux tâches quotidiennes peuvent faire de merveilleuses transition. Dans une fratrie, on peut mettre en place des « missions » qui changeront régulièrement: mettre la table, ranger les jouets du salon, vérifier que le linge est dans le panier, etc.

Finalement, lors des changements d’activités, j’essaye davantage de porter mon attention sur comment je peux physiquement aider mon enfant dans un moment de transition, bien plus que sur la parole et la répétition d’ordres qui (je l’ai constaté par expérience) ne fonctionne absolument pas !

Chantons ensemble ! 

Quoi de plus sympathique qu’un « mets tes chaussures! » exprimé sur un ton monocorde, un brin énervé ? En entendant un tel ordre, je n’aurais moi-même absolument pas envie de mettre mes chaussures !

Et si on essayait autre chose ? Si une technique ne fonctionne pas, c’est à nous parents d’en trouver une autre et ce n’est pas à l’enfant de plier sous l’autorité. Tout est une question de coopération. Chacun doit faire un pas vers l’autre, tout en le respectant (et se respectant).

 » Tes chaussures protègent tes petits pieds pour jouer dehors, glisse tes pieds dedans et hop on sort ! « 

 » C’est l’heure du souper ! Bienvenue à notre table ! Nous allons nous régaler! Tous ensemble, autour de la table ! « 

 » Écoute le silence, ferme tes beaux yeux, ferme ta jolie bouche, juste pour un instant, installe-toi confortablement et l’histoire va commencer, chut !  » 

Le sablier

Depuis peu, j’essaye d’introduire un sablier dans nos transitions. C’est visuel et ludique. J’indique que lorsque le sable aura terminé de couler, il faudra être à table, en pyjama, etc…  Pour l’instant cela fonctionne plutôt bien, mais rien n’est jamais acquis avec les enfants 😉 Il faut sans cesse se renouveler !

Les transitions se gèrent bien de ton côté ? Quelles sont tes « techniques » infaillibles ?

 

 

 

 

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1 réflexion au sujet de “Comment aider les jeunes enfants à bien vivre les transitions dans leurs journées”

  1. J’aime beaucoup ton article ! 🙂
    Et je me retrouve dans beaucoup de tes suggestions : les routines (j’y suis accro, ça change tellement la vie avec des enfants !), notre attitude à nous (présenter les choses d’une manière positive, donner envie), les chansons aussi j’essaie, grâce à la crèche notamment, ma troisième est revenue avec plein de petites chansons sympa pour les moments de transition.
    Avec les plus grands j’essaie de leur apprendre à gérer leur temps mais ce n’est pas facile, même pour ma grande de neuf ans.
    J’annonce aussi le programme à l’avance, pour qu’ils sachent à quoi s’attendre : soit le déroulement de la journée (pour les grands), soit les deux ou trois prochaines activités (« on va au jardin et on rentrera pour manger et faire la sieste »).

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