Activités, minimalisme

Magie de Noël sans cadeaux ? ou comment profiter d’un Noël minimaliste

2018-11-13-noelminimalisteÀ travers notre conversion progressive au minimalisme et à notre prise de conscience sur un trop plein de superflus dans notre vie, nous nous efforçons de réduire au maximum l’encombrement matériel de notre environnement.  Pour des personnes qui déménagent sans arrêt, c’est aussi une question pratique 😉

Pour Noël, j’essaye de garder à l’esprit une chose essentiel: les enfants se souviennent davantage de ce qu’ils ont vécu que de ce qu’ils ont eu… Bien sûr, certains jouets renferment un lien affectif, une émotion de l’enfance qui ressurgie dès que nous les prenons dans nos mains… Mais en y réfléchissant, combien de ceux-ci, reçus à Noël ou aux anniversaires sont restés dans notre mémoire ? Peu. Vraiment très peu.

Je me souviens surtout, du sapin illuminé, des bons repas, des moments en famille, et plus récemment, de la neige qui craque sous les bottes, du froid qui glace le visage, de l’odeur du sapin qui embaume la maison, la musique douce…

Alors cette année, pour Noël, plutôt que de courir dans des magasins bondés afin de trouver le cadeau « bouche-trou », celui que l’on achète car on ne sait pas quoi prendre d’autre, poses-toi les bonnes questions…

Je voudrais que mes enfants se souviennent de quoi plus tard, lorsqu’ils se remémoreront leurs noëls d’enfance ?

  • La joie. La joie sur les visages, les étoiles dans les yeux en admirant les jolies lumières, sur la neige ou à travers les arbres nus. Donner de la joie à ses proches et ses enfants.
  • L’art du beau, l’art du simple, l’art de créer soi-même. Fabriquer de nos mains des choses merveilleuses. Observer comme une simple branche de sapin trouvée dans la forêt peut-être magnifique de simplicité. Confectionner des bonhommes en pâte à sel et cannelle et sentir la bonne odeur de Noël se répandre dans la maison, tricoter des couvertures moelleuses et douillettes, fabriquer des biscuits en forme de flocons, les dévorer en se racontant des histoires au coin du feu.
  • Mettre en place des rituels et des traditions: remplir, en famille, un pots à souhaits pour l’année qui vient; se retrouver le matin du 25 avec ceux que l’on aime pour déguster de bons plats; se raconter nos plus grands défis de l’année qui vient de s’écouler et ce que l’on a appris, ainsi que nos meilleurs souvenirs; organiser un campement familial géant dans le salon le soir du 24 décembre; sortir observer les étoiles …
  • Apprendre à se contenter de ce que l’on a. Nous en voulons toujours plus. Mais si nous apprenions à apprécier ce que l’on a déjà et transmettre ce contentement à nos enfants? Sans pour autant se résigner, mais surtout davantage apprécier.
  • Jouer à « Trouver le beau ». Le chercher partout, dans tout et dans toutes les personnes que nous rencontrons.
  • Notre fille est encore trop petite pour comprendre complètement le concept, mais j’adore l’idée du calendrier de l’avent inversé: chaque jour de décembre avant Noël nous donnons 1 chose par jour aux plus démunis ou participons à une cause spéciale (ramasser les déchets dans la nature, participer à une cuisine collective, etc) . C’est un bon moyen de mettre en place des habitudes pour le reste de l’année 😉
  • Cultiver son imagination. Inventer des histoires le soir en famille, les écrire dans un cahier que l’on pourra relire chaque année; prendre le temps de jouer ensemble, de construire des cabanes ou des igloos et partir à l’aventure dans les bois ou dans le grenier de la maison !
  • Jouer ensemble. Le temps des fêtes est propice pour se retrouver, pour ralentir, pour prendre le temps. Il fait nuit plus tôt, les soirées s’étirent… Prenons donc le temps de jouer tous ensemble et créons ainsi des souvenirs précieux.

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Quelques chiffres:

– Une étude britannique a révélé que les enfants de 10 ans des pays dits « développés » possèdent en moyenne 238 jouets mais ne joue qu’avec 12 d’entre eux.

– Les enfants américains représentent 3,1% des enfants du monde et ils consomment 40% des jouets produits dans le monde.

– « Et si on ne jouait à rien ? » : il est possible de jouer, de créer, d’être inventif, de rêver sans être stimulé, par des objets, des images, des règles, etc. L’expérience d’une éducatrice qui a essayé une session d’activité sans matériel et sans consignes m’interpelle : « Tous les enfants ont adhéré à cette proposition. Ils ont souvent demandé si aujourd’hui on pouvait aller jouer sans les jeux… puis ils ont spontanément nommé cette activité « L’activité rien… ».

Sources:

http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/retailandconsumer/8074156/Ten-year-olds-have-7000-worth-of-toys-but-play-with-just-330.html

https://www.uctv.tv/RelatedContent.aspx?RelatedID=301

http://rseqqca.com/wp-content/uploads/2015/08/Jouer_avec_rien-1.pdf

 

 

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