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Lettre à ma fille: Lentement, tu m’apprends… à devenir une maman

Lentement, tu m’apprends, à devenir une maman.

Depuis ce tout premier moment,

Lorsque dans mon ventre bien caché,

De la taille d’un petit pois, je ne savais pas, que tu t’étais installée.

Je rêvais déjà de toi, mon enfant.

Tu es bien plus parfaite que ce bébé tant espéré,

Et jamais je ne pourrai assez te remercier,

De m’avoir choisie comme maman.

Depuis ton premier mouvement, petite vague fragile, qui m’a rendue fébrile, tu m’apprends…

À enlacer la patience et cueillir ses fruits en abondance,

À m’écouter sans jamais douter,

Et à percevoir même dans le noir,

La puissance infinie de l’amour que j’aurai pour toi, toujours.

Au diable les rancœurs, la folie humaine et la haine,

Grâce à toi, ma princesse, j’ai apprivoisé l’espoir et la tendresse.

Depuis ce premier cri que tu as poussé et le mien qui a dit « oh mon bébé ! », tu m’apprends…

À prendre le temps d’apprécier chaque instant.

Te voir grandir heureuse ne peux que me réjouir…

Mais la Vie qui va trop vite me rend parfois nostalgique,

De tes babillages et tes premiers sourires, de nos voyages inventés et nos danses endiablées.

Il y aura d’autres aventures assurément, c’est à nous de créer notre vie rêvée, jour après jour, lentement.

Et depuis, chaque jour, tu m’apprends…

Que rien n’est figé, que tout est mouvant, aléatoire et vivant.

Qu’il suffit bien souvent, d’observer attentivement pour comprendre,

Et que même sans les mots, on peut s’entendre.

Que l’on peut essayer, tomber, se relever et finalement y arriver,

C’est comme ça que tu as appris à marcher.

Que l’on peut tenter, se tromper, rigoler, recommencer,

C’est comme ça que tu apprends à parler.

Huit saisons ont passées, depuis que tu es née…

La neige est arrivée, a fondue,

Le vent a soufflé et disparu,

Le soleil a chauffé et s’est couché,

Les feuilles sont tombées en un tapis doré.

Huit saisons de joies profondes et de peines fugaces, de jours noirs et de nuits blanches à te regarder dormir, à écouter ton souffle paisible rassurer mon cœur de maman sensible.

Huit saisons d’apprentissages, de partages, de fou-rires et de câlins à n’en plus finir.

Huit saisons où j’ai essayé plus de que raison,

De ralentir, pour enfin sentir,

La Vie qui vibre et enchante dans la simplicité de l’instant présent,

Comme une goutte d’éternité, un émerveillement.

Oui tu m’apprends tout ça ma merveilleuse, ma précieuse,

Et tellement plus encore…

Prenons notre temps mon trésor,

Et avançons lentement,

Pour que plus tard, à l’aube d’un dernier soir,

Nos cœurs puissent se murmurer combien on s’est amusées, combien on s’est aimées.

mespetitscarnetsdemaman.com-20180227

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