Parentalité Bienveillante

Parler aux enfants: ce que je leur dis tous les jours

Essaye ! Je suis là, juste à côté, si tu as besoin de moi !

Etre à ses côtés pour les nouvelles expériences, les nouveaux défis qu’elle se lance est pour moi la meilleure des récompenses. La voir si satisfaite d’elle-même lorsqu’elle parvient à son but, est tellement enrichissant sur la persévérance et la confiance en elle qu’elle se fabrique chaque jour. Plutôt que de faire à sa place, je la guide, si elle est bloquées, je lui suggère un pas, un geste qui pourrait l’aider, mais je la laisse le plus souvent possible trouver les ressources en elle pour y arriver.

Exemple de ces derniers joursTomber dans la neige et se relever.

Exercice difficile avec les gros manteaux encombrants, le sol qui glisse, les petites jambes… Je vois de parfois des parents au parc ou ailleurs qui, dès que leur enfant tombe vont directement le relever… Je me demande comment peut-il alors apprendre les gestes appropriés pour se remettre debout seul si le on fait toujours à sa place ? (évidemment, s’il pleure et s’est fait mal…. On va vite consoler!). Lorsqu’elle tombe dans la neige, je lui indique comment faire pour se remettre sur pieds en faisant moi-même les gestes à côtés d’elle: «Je sais que tu es capable. Pose tes pieds par terre comme ça, pousse fort sur les jambes et voilà ! Tu es debout !». Son visage la première fois qu’elle a réussi ! Un sourire jusqu’aux oreilles ! Les principes de la motricité libres correspondent bien à cela : on laisse l’enfant trouver par lui-même une façon de s’asseoir, de se mouvoir, de se mettre debout puis de marcher. Sans rien forcer.

Ceci requiert une grande attention envers son enfant, l’observer pour savoir ce dont il est capable ou non, selon le stade de développement auquel il est rendu, afin de ne pas le forcer à faire des gestes ou des actions dont il n’est pas capable ou dont il a peur ! Forcer ce fera que renforcer le fait que son jugement de lui-même est mauvais, que l’adulte sait mieux que lui. Si il a peur c’est que ce n’est pas le bon moment, tout simplement.

Un autre exemple de notre quotidien: L’apprentissage des mots.

J’observe parfois des parents qui, voulant aider l’enfant, manquant de patience ou trop pressés, finissent les phrases ou les mots que le petit essaye de prononcer. Il est également fréquent qu’on lui coupe la parole… Comme si ses mots avaient moins de valeur que les nôtres. Or, il est en train d’APPRENDRE, en train d’essayer de communiquer sa pensée… Son cerveau met en place les circuits appropriés pour que l’articulation de la bouche corresponde à ce qu’il pense et ce qu’il veut exprimer. Mais comment peut-il APPRENDRE la prononciation correcte des mots ou la formulation de phrases, si on ne lui en donne pas l’occasion ? Laissons-lui le temps de s’exprimer, écoutons-le attentivement, ce qu’il dit est tout aussi important que notre « babillage » d’adulte, reformulons ce qu’il vient de dire pour confirmer que l’on a bien compris, qu’on l’écoute. C’est ainsi que se créé un lien de confiance et de respect. C’est ainsi qu’il apprend et prend confiance en ses capacités à communiquer.

 « Si l’homme a deux oreilles et une bouchec’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle » Confucius

Tu peux choisir 

Je donne toujours le « choix » à notre fille, en lui montrant les 2 ou 3 options qui s’offrent à elle. Effectivement, le choix n’est pas totalement d’elle-même, puisque je fais une pré-sélection, mais cela lui permet d’apprendre à se faire confiance, à exercer sa capacité de jugement.

Ainsi elle peut choisir par exemple :

  • Entre 2 activités: « Tu as envie de faire de la pâte à modeler ou de jouer avec les blocs ? » Parfois elle me dit non pour les deux options… Je la laisse alors exprimer son désir de jeu et on avise ensemble si cela est possible ou non.
  • Entre 2 tenues: le matin au moment de l’habillement, je sors tout en double : 2 T-shirt, 2 gilets, 2 pantalons, 1 robe… Elle choisit elle-même sa tenue. Lui donner un choix plus restreint est pour l’instant, plus facile pour elle… devant sa garde-robe complète, faire un choix est souvent trop difficile ou bien elle se tourne vers une robe d’été alors qu’il fait -30°C… En lui donnant 2 options appropriées à la température, j’évite les conflits et elle peut quand même avoir le « pouvoir » décisionnel sur ce qu’elle va porter. En ce qui concerne le manteau ou les chaussures, nous faisons souvent le lien avec la météo extérieur, ainsi elle apprend que quand il pleut ou il neige, les bottes sont plus confortables que les sandales…
  • La couleur de son assiette, de son verre ou de sa fourchette : je me demande toujours pourquoi chercher des conflits là où il n’y a pas lieu d’en avoir… Pourquoi imposer les ustensiles que l’on juge appropriés pour nos enfant ? Si cela lui fait plaisir de choisir elle-même je ne vois pas inconvénient… Ainsi elle mange dans de vrai assiettes « de grands » et boit dans des « verres en verre » depuis ses 18 mois. Oui, il y a eu de la casse, mais grâce à cela elle apprend qu’il faut redoubler de vigilance lorsque l’on porte quelque chose qui peut casser!
  • Pour la nourriture: les plats sont décidés d’avance. C’est mieux si elle goûte à tout, mais rien ne lui est imposé : je n’aimerais pas que l’on me force à goûter quelque chose qui me dégoûte justement…. Je lui en propose à un autre moment ou sous une autre forme et souvent elle finit par goûter au moins une bouchée. Encore un fois, pourquoi chercher un conflit inutile et stressant pour tout le monde ? Parfois même nous regardons ensemble dans le réfrigérateur, voir ce que l’on pourrait préparer, puis elle m’aide. Elle adore choisir les légumes, les toucher, les nommer et prend beaucoup de plaisir à les manger ensuite.
  • Les collations sont souvent des fruits. Depuis ses 18 mois, je lui présente 2 fruits entiers, elle choisit celui qu’elle veut, elle m’aide à le couper ou me regarde si c’est trop difficile. Au fur et à mesure de ses apprentissages on intègre de nouvelles notions: la couleur, la texture (doux, rugueux, pique), gros/petit, etc… C’est encore meilleur lorsque l’on prépare sa nourriture tout seul 😊

Je te fais confiance. Je sais que tu feras les bons choix pour toi.

Les paroles des parents sont les plus importantes pour les enfants. C’est sur celles-ci qu’il se construit. Ces mêmes paroles peuvent donner des ailes, tout comme les couper pour toujours. C’est à mon sens notre responsabilité de parents que d’apprendre à voler à nos poussins et non pas de les faire tomber du nid pour qu’ils s’écrasent…. Leur dire que nous avons confiance en eux en les laissant expérimenter, sans les mettre en danger, les guider pour qu’ils volent haut et loin est pour moi, notre devoir primordial de parent.

Tu es une personne spéciale et précieuse.

Lui dire et lui redire, chaque jour qu’il est unique, qu’il mérite sa place parmi les hommes sur Terre. L’aider à trouver des valeurs qui lui correspondent, le guident et lui donnent la force d’avancer. Lui apprendre à s’aimer lui-même est le don le plus inestimable que l’on peut lui faire.

Comment était ta journée ? Qu’est-ce qui t’a rendue heureuse aujourd’hui ?

Comme je le mentionnais dans mon précédent article, la gratitude est importante si l’on veut cultiver une vision positive de la vie. Je pense qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à inculquer cette valeur à nos petits ! Alors chaque soir nous repensons à ce qui nous a rendu heureuses, ce que nous avons trouvé rigolo dans notre journée. Même à 22 mois, elle est tout à fait capable de me citer quelques souvenirs qui l’on marqués (ça… concerne souvent la nourriture ! Ah les bleuets!)

Comment peut-on faire pour réparer cette maladresse ?

Un bol brisé, un verre renversé… Les petites mains sont encore bien maladroites. Pourquoi se fâcher et brimer les volontés d’apprentissage et d’autonomie de nos enfants ? Ils ne font souvent pas exprès. Lorsque l’enfant renversent quelque chose de façon volontaire (très fréquent en ce moment, le verre d’eau sur la nappe!), je cherche la signification derrière le geste: demande d’attention, expérience (oh, si l’eau tombe sur la nappe, elle devient mouillée et l’eau a disparu du verre). Ma phrase favorite dans ce cas-là est : de quoi a-t-on besoin pour nettoyer ? Où met-on l’eau normalement (dans le verre ou dans la bouche) ?

Un geste inapproprié comme taper quelqu’un ou lancer ses jouets, sont aussi des expériences ou des besoins/sentiments que l’enfant n’arrive pas à exprimer autrement que par le geste brusque. C’est à nous, parent-détective de chercher ce qu’il se passe et d’essayer de formuler avec lui le besoin en question, puis de convenir du geste approprié et d’une réparation possible.

Tu peux exprimer tes émotions, je t’écoute.

Lorsqu’elle semble fâchée, en colère, triste, déçue, je l’invite souvent à l’exprimer : « Tu as envie de taper des pieds ? Tu as envie de crier très fort ? Tu es fâchée parce que …. ?  Tu as envie d’être seule un petit moment dans ton espace ? Tu as le droit de ressentir cela, c’est normal. Serais-tu d’accord pour… ? » La CNV est alors ma principale ressource pour l’aider à passer ce cap compliqué…

La phrase CNV en 4 étapes :

  • Ce que j’observe objectivement comme une caméra « je vois… j’entends… » (sans jugement de valeur, ni moral)
  • « Alors je me sens… » (émotion ou sensation)
  • « Car j’ai besoin de… » (besoins, valeurs)
  • « Serais-tu d’accord pour… » (requête positive et concrète)

Lorsque nous écoutons, nous n’avons besoin ni de connaissances en psychologie, ni de formation en psychothérapie. L’important, c’est de savoir être présents aux sentiments et aux besoins spécifiques que ressent un individu ici et maintenant. Marshall B. Rosenberg

Je t’aime, papa t’aime. Tu es aimé. Tu es en sécurité avec nous. Tout va bien.

Nous sommes la famille « Je t’aime » 😊. On se le dit très souvent. Certain pensent que trop prononcés, les mots perdent de leur valeur, mais je ne le pense pas. Pour moi, c’est important de s’entendre dire que les gens qui comptent pour nous, nous aiment et que l’on peut se sentir en sécurité avec eux.  Le monde a de toute façon besoin de beaucoup d’amour, alors dire « Je t’aime » n’est jamais perdu ! Je lui répète ces phrases tous les soirs. Je souhaite qu’elle puisse intégrer, dans ses cellules que nous serons toujours là pour elle, quoiqu’il arrive. « Tu es aimé » … Cette phrase magique a d’ailleurs sauvé Harry Potter du sortilège de Voldemort n’est-ce pas ? Alors si même Voldemort n’a rien pu faire contre cela c’est que cela doit être très puissant 😉.

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