Parentalité Bienveillante

10 situations qui peuvent nuire à l’endormissement des enfants

1/ Un environnement trop stimulant

Trop de bruit, trop de lumière, jeux qui stimulent l’intellect… l’environnement au moment du coucher est important. Pour entrer dans le sommeil de façon paisible et calme, il faut préparer l’environnement de l’enfant au moins une heure à l’avance.  C’est-à-dire, baisser le ton de notre voix lorsque l’on s’adresse à l’enfant, jusqu’à presque chuchoter au moment de l’histoire et chuchoter complètement au moment de lui dire bonne nuit; couper tous les écrans au moins 2 heures avant; mettre de la musique douce et le volume bas; se parler moins fort également entre adultes; baisser l’intensité lumineuse et installer une pénombre propice à faire venir le sommeil. Nous avons remarqué que cela fonctionne très bien avec notre fille… et avec nous !

 2/ Trop de sommeil durant la journée

La sieste est très importante pour les enfants (et pour les parents fatigués!), mais si elle est faite trop tard dans l’après-midi ou si elle est trop longue, elle pourra affecter l’endormissement et retarder le moment du coucher. Nous veillons donc à ce que notre grand bébé fasse une sieste en début d’après-midi (avant 15H) et en général pas plus de deux heures (elle se réveille souvent d’elle-même au bout de 1h45). Évidemment ceci est à considérer en fonction du besoin de sommeil de son enfant. Par exemple, si mon enfant a passé une très mauvaise nuit, si elle est malade ou en période de croissance et que son besoin de sommeil s’accroît, je la laisse dormir comme elle le sent, par contre je la réveille toujours vers 16h/16h30, pour ne pas que cela décale trop son cycle du soir.

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 3/ Angoisses et inquiétudes

L’enfant a besoin de se sentir très rassuré et en confiance pour se laisser aller dans le sommeil…. Finalement tout comme nous ! Avant d’aller nous coucher, nous vérifions si tout est correct dans la maison, nous fermons la porte, les volets, etc. Il est très difficile pour nous, adultes, de nous endormir en étant inquiet ou stressés par quelque chose… Pour les enfants cela est la même chose ! Il est important de verbaliser ou de l’inviter à verbaliser toutes ses angoisses, les inquiétudes accumulées durant la journée. Notre fille a beaucoup de difficultés à s’endormir paisiblement… Chaque soir nous lui chuchotons des mots rassurants a l’oreille afin qu’elle prenne confiance. Depuis ses 20 mois environ, nous reparlons ensemble de tout ce qu’elle a fait dans sa journée, c’est l’occasion pour elle de me parler des choses qui l’on marquées et de la rassurer si besoin est.

C’est long, cela requiert des répétitions à n’en plus finir, il faut recommencer chaque soir et à chaque sieste, mais elle ne s’est jamais endormie en pleurant… Je crois intimement que le sommeil s’apprivoise. Cela n’est absolument pas naturel de s’endormir seul. Si l’on se souvient que nous sommes des mammifères vivant en communauté, notre instinct nous dicte donc, que pour bien dormir, nous devons rester en groupe sous peine d’être soumis à de possibles attaques de prédateurs… On pourrait réfléchir sur le fait que bien souvent on nous incite à « dresser » les enfants à dormir seul le plus rapidement possible (notamment en les laissant pleurer ou en adoptant des méthodes telles que le 5-10-15) alors que finalement , nous dormons quasiment toute notre vie avec un partenaire…

 4/ Ce n’est pas le bon moment

Lorsque nous n’avons absolument pas envie de dormir, allons-nous nous coucher ? Non ! Sous peine de nous retourner dans notre lit pendant des heures ! Pour les enfants, c’est la même chose. Si la locomotive du sommeil n’est pas encore entrée en gare, inutile de sauter sur les rails, cela ne la fera pas arriver plus vite. Depuis que nous observons plutôt notre fille que l’horloge, les endormissements sont beaucoup plus faciles. Dès qu’elle montre ses premiers signes de fatigues : bâillements, se frotte les yeux, commence à être plus impatiente, nous abrégeons ce que nous sommes en train de faire et commençons la routine du dodo dans le calme mais l’efficacité, afin de ne pas rater le train du sommeil ! Il y a quelques mois encore, nous nous étions entendus sur un heure de coucher « raisonnable » (autour de 20h), mais cela fonctionnait rarement, la routine s’éternisait, nous passions 1h à l’endormir après la fin de l’histoire du soir, bref, absolument pas efficace et frustrant pour tout le monde. Maintenant, en 30 à 45 minutes incluant le bain, l’histoire et la tétée du soir, elle dort. Évidemment cela n’est pas garantie à 100% pour tous les soirs, mais en règle générale c’est plutôt positif !

 5/ Une routine aléatoire

Installer une routine du soir est rassurant pour l’enfant. Il sait ce qu’il va arriver ensuite et cela le sécurise, lui permet d’anticiper. En revanche, comme mentionné plus haut une routine ne signifie par un horaire fixé à la minute près. Une routine est une succession d’étape et de gestes qui vont mener au dodo. Notre routine est établie depuis que notre fille a des journées un peu plus structurées au niveau des boires et des siestes (vers ses 6/8 mois). Chaque soir nous répétons les gestes dans le même ordre, elle la connait et anticipe elle-même la suite : après le souper, le bain, puis elle va chercher son pyjama, sa brosse a dents, sa couche; elle se choisit ensuite un livre toute seule (parfois deux!); elle dit bonne nuit à papa et à toutes ses peluches; on repasse ensemble sa journée en chuchotant; puis elle est prête pour dormir et s’allonge dans son lit ! Cela s’enchaîne tout seul, sans cris, sans crises… Parfois nous lui courrons un peu après pour le pyjama, mais le jeu se calme souvent très vite puisque l’environnement est propice à baisser l’intensité des gestes et de la voix (lumière tamisée, musique douce, chuchotements).

 6/ Une maladie, un inconfort

Lorsque le rhume est parmi nous, l’endormissement est plus difficile… Le nez bouché est inconfortable pour dormir allongé : j’ai remarqué que dans ce cas, notre fille dort mieux en étant surélevée par un oreiller, cela peut être une solution temporaire efficace. Par contre, veiller à installer l’enfant de façon sécuritaire et ne jamais utiliser d’oreiller  avec un tout petit bébé qui pourrait s’étouffer. Je fais aussi diffuser des huiles essentielles telles que l’eucalyptus globulus ou radiata. Attention également, avec les huiles essentielles, car certaines sont déconseillées aux enfants et femmes enceinte, vérifier auprès d’un professionnel avant toute utilisation. Toute autre maladie ou période de dents douloureuse peuvent nuire au sommeil… Il faut se dire que c’est une période plus compliquée mais que assurément, cela va passer !

 7/ Pas assez de jeux à l’extérieur

mespetitscarnetsdemaman.com-18-01-07-2Malgré le froid et la neige qui envahissent notre jardin et les parcs 7 mois par année, nous nous efforçons de sortir au moins 1 heure par jour. J’ai remarqué que cela affecte beaucoup notre qualité de sommeil, lorsque nous restons enfermés toute la journée. Bien équipés, nous avons beaucoup de plaisir à jouer dehors : traîneau, patin à glace, marche en raquettes, construction de cabanes de glace, bonhomme de neige, etc. Par contre, il n’est pas recommandé de sortir les jeunes enfants lorsque la température est au-dessous des -20°C (même pour les adultes cela n’est pas très agréable). Dans ces cas-là, deux ou trois fois par jour, nous jouons à prendre quelques de grandes respirations devant la porte ouverte… Et l’on est content de la refermer !

 8/ Un manque d’exposition à la lumière en journée

Pour avoir de bons cycles diurne/nocturne, il est indispensable de nous exposer à la lumière du jour, en se calant le plus possible sur le rythme du soleil. Ceci vaut autant pour les adultes que pour les enfants… La lumière naturelle du jour nous fait secréter du cortisol, hormone de l’éveil. Un bon éveil et une vigilance accrue durant le jour conduira à de meilleures nuits et un sommeil plus récupérateur.

  9/ Une chambre trop lumineuse

Le sommeil est dépendant de la sécrétion de mélatonine. Cette hormone est secrétée abondamment lorsque l’obscurité est totale. Il faudra donc veiller à ce que la chambre de l’enfant ne soit pas trop lumineuse, notamment à cause d’une veilleuse trop forte, ou de rideaux pas suffisamment occultants.

10/ Pas assez d’heure de sommeil

Lorsque l’enfant ne dort pas suffisamment, il est souvent « sur les nerfs ». Le stress prend le dessus et il aura parfois d’autant plus de difficultés à s’apaiser et à trouver le sommeil. Chaque enfant doit pouvoir dormir le nombre d’heures dont il a besoin. On ne devrait pas réveiller un enfant qui dort profondément, du moins pas régulièrement (de façon exceptionnelle, cela n’aura pas d’incidences fondamentales). Un bon indicateur pour avoir une idée du nombre d’heure de sommeil dont l’enfant a besoin est de tenir un journal de sommeil : noter durant quelques jours ou semaines les heures d’endormissement et de réveils « naturels » (sans la contrainte de se lever pour aller à la garderie par exemple). Chaque individu ayant des besoins en sommeil différents, cela pourra aider pour la mise en place des routines. Pour savoir si un enfant dort assez, il suffit d’observer son humeur et son énergie durant les phases d’éveil ! À l’inverse, exiger d’un enfant qu’il aille au lit alors qu’il n’en n’a pas le besoin, va créer chez lui une aversion pour le sommeil… Ce qui serait dommage pour lui comme pour ses parents 😉.

Quelques informations supplémentaires sur le sommeil des enfants:

  • Les chercheurs ont mis en évidence que la sécrétion d’une hormone de croissance a lieu durant les phases de sommeil profond. C’est pourquoi il est important que les enfants dorment suffisamment. C’est aussi durant le sommeil profond qu’est secrété la prolactine, hormone qui stimule le système immunitaire.
  • Le sommeil paradoxal favorise la mise en place d’autres fonctions mentales : mémorisation, organisation des fonctions acquises dans la journée, résolution de problèmes…
  • Les cycles du sommeil de l’enfant sont d’environ 1h15. Plusieurs cycles se succèdent durant les siestes et les nuits et ce, autant de fois que l’organisme en a la nécessité pour grandir et accomplir les fonctions mentales et physiques indispensables.

Tout ceci reflète ma propre expérience et les informations que j’ai pu glaner au cours de mes recherches. Mais gardons à l’esprit que ce sont, nous, les parents qui connaissons le mieux nos enfant : sachons les observer et nous faire confiance dans l’accompagnement que nous leur offrons pour apprivoiser le sommeil.

Sur ce, bonne nuit !

Sources :

https://sommeil.univ-lyon1.fr/index_f.phpEt 

Une vidéo d’Isablelle Filliozat qui donne quelques explications au sujet d’un enfant qui ne veut pas dormir…

 

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